Habilitation de nouveaux territoires : les points d’attention du CA du Fonds

Louis Gallois, Président d’ETCLD

Près de 8 mois après le lancement de la 2e étape expérimentale, Louis Gallois, Président du Fonds d’expérimentation, détaille les points d’attention du Conseil d’administration sur les candidatures des territoires.

Concernant le pilotage du droit à l’emploi par les Comités locaux pour l’emploi (CLE) :  

  • Frilosité des contacts avec les personnes privées durablement d’emploi : le projet nécessite que ces rencontres soient développées très en amont lors de la préparation du territoire pour partir des savoir-faire, des compétences, des capacités et des contraintes des personnes volontaires pour projeter les travaux utiles et ainsi permettre l’atteinte de l’exhaustivité. Ainsi, la constitution des listes d’attente par les territoires est un préalable indispensable à l’habilitation ;
  • Insuffisance des moyens de l’équipe projet du CLE : conscients des problématiques de recherche de financement rencontrées par les territoires, il semble cependant qu’il y a malgré tout souvent une sous-estimation des besoins d’ingénierie post habilitation ;
  • Projection de l’exhaustivité trop lointaine : il est nécessaire de démontrer, dans le temps imparti à l’expérimentation, l’atteinte des objectifs ciblés. L’exhaustivité en est un majeur. De plus, dans cette deuxième phase expérimentale, le délai d’attente des volontaires constitue un marqueur de l’existence du droit à l’emploi. Les éléments transmis par les territoires sont parfois flous ce qui risque de remettre en cause la crédibilité de la démonstration collective que nous portons ;
  • Manque de visibilité opérationnelle sur la coalition pour le droit à l’emploi : à ce stade de
    l’expérimentation, il est indispensable d’observer comment s’organise concrètement la suppression de la privation d’emploi sur un territoire avec l’ensemble des acteurs qui y contribuent, il est donc important de pouvoir mesurer la contribution de chacun des acteurs de la coalition pour le droit à l’emploi dans l’atteinte de l’exhaustivité ;

Concernant la production d’emplois supplémentaires par les unités d’entreprises à but d’emploi (EBE) : 

  • Mobilisation de fonds propres pour les unités d’EBE : la mutualisation des moyens financiers pour la mise en œuvre du droit à l’emploi est un enjeu majeur, il est un des reflets de la maturité de la coopération locale pour la mise en œuvre du projet. Nous connaissons la difficulté de l’exercice, il est pour cela important de poursuivre l’appui aux projets émergents dans la mobilisation des moyens nécessaires à la création des unités d’EBE (mobilisation des fonds propres disponibles au sein de la coopération locale à travers par exemple l’apport associatif avec droit de reprise entre acteurs locaux, mobilisation des outils régionaux ou nationaux de type France active, etc.). Les candidatures déposées sont malheureusement inégalement avancées sur ce point ;
  • Fragilité de la projection des organisations managériale des EBE : la projection opérationnelle des unités de travail est parfois insuffisamment définie pour conventionner les unités d’EBE dans un délai court après habilitation (équipes de direction sous dimensionnées par rapport à la projection d’effectifs envisagée, fonction RH non identifiée…). La mise en place de la formation TZCLD directions et encadrement intermédiaire en EBE sera en ce sens un véritable apport pour les territoires.

Autant de points d’attention partagés avec l’association TZCLD qui propose un accompagnement, des outils et des formations à destination des projets émergents. Le Fonds d’expérimentation et l’association TZCLD ayant à cœur de garantir la réussite du passage à l’échelle de l’expérimentation que nous portons collectivement.

Partager cet article sur :